Description - Yoruba figures

Figures Yoruba

Période Début du XXème siècle
Pays Nigéria
Provenance ancienne collection Jan Lundberg - Suède
Ethnie Yoruba
Hauteur 27 cm
6 500,00 €
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Fiche technique

Période
Début du XXème siècle
Pays
Nigéria
Provenance
ancienne collection Jan Lundberg - Suède
Ethnie
Yoruba

Description - Yoruba figures

Figures Yoruba

Qui est

Description - Yoruba figures

Les Yoruba, du Nigéria et du Bénin, ont un taux de naissances de jumeaux particulièrement élevé, pratiquement deux fois plus élevé que la moyenne. Ces jumeaux appelés « ibeji » furent, avant le 18ème siècle, souvent perçus comme des monstres, victimes alors d’infanticides. Cependant, par la suite et jusqu’à ce jour, les « ibeji » furent considérés comme des bénédictions. Ils prirent le statut de quasi divinités et furent vénérés comme tels. Appelés « orishas », ils apportent la chance à la famille dans laquelle ils voient le jour. La mort d’un ou des deux jumeaux est perçue encore de nos jours comme une grande calamité dans la famille, qui doit immédiatement mener plusieurs rites afin d’apaiser l’esprit du jumeau décédé. Le premier né est nommé «Taiwo », ce qui signifie « celui qui a le premier l’expérience du monde ». Le second est nommé « Kehinde », « Celui qui arrive après l’autre ». Bien que né en premier, « Taiwo » est considéré comme le plus jeune. Il serait l’envoyé de « Kehinde », il est considéré comme l’aventurier qui, par son premier cri, signale à son ainé qu’il peut sortir voir le monde. « Kehinde » est donc perçu comme plus prudent, plus intelligent et réfléchi, alors que « Taiwo » serait plus curieux et aventureux, ainsi que nonchalant. Les statuettes en bois « ibeji », nommées « Ere Ibeji » représentent l’esprit des jumeaux décédés. Leur sculpture est menée sous la direction d’un « Ifa », sorcier de la divination, consulté par les parents du jumeau afin de déterminer quel sculpteur devra la concevoir. La sculpture représente un enfant, symboliquement figuré sous des traits adultes, genrés. La statuette achevée, un ensemble de rituels est mené en son honneur. Il est ensuite emmené à la résidence familiale où il est considéré comme un membre de la famille, et placé sur un autel dédié. La famille espère alors que l’ « Orisha », l’âme des jumeaux, s’est divisée en deux à la naissance des jumeaux, et réside à présent dans la sculpture dédiée au jumeau décédé. Un grand soin est apporté à la sculpture, comme s’il s’agissait d’un être vivant. Il est lavé, soigné, huilé, nourri, vêtu et entouré de chants et de prières. Il est placé en situation debout le jour sur l’autel, et allongé la nuit. Souvent, il est vêtu comme son jumeau vivant. Des habits richement perlés lui sont attribués, symboles de dignité et de richesse. Leur coiffure est régulièrement enduite du bleu indigo, et leur corps est rougi par les pigments de bois rouge. Les femmes sont chargées de porter les sculptures. Certaines d’entre elles prennent cette patine effacée, signe du maintien répété dans la ceinture de la femme qui le transportait au quotidien avec elle. Manifestations de l’amour filial, ces sculptures si diverses dans leurs formes et émouvantes dans leur signification sont un symbole d’affection, de chance et de respect. Cette paire d’Ibejis proviennent de la région d’Oyo, probablement du village d’Erin. Les scarifications sur le visage marquent l’appartenance à une famille de rang noble. L’ensemble des deux statuettes présente une patine crouteuse de poudre de camwood appelé osun en langue vernaculaire qui témoigne de l’ancienneté et de l’usage rituelle de ces jumeaux Ibejis. On retrouve sur les coiffures les pigments bleu d’origine.